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Imaginons une politique de l’habitat ambitieuse, juste et écoresponsable était la proposition des Entretiens d’Inxauseta de 2020. Les intervenants s’étaient accordés sur le fait que l’habitat est majoritairement abordé sous l’angle économique et technique et a rarement fait l’objet d’un véritable projet politique.

La crise sanitaire repositionne fortement l’habitat dans le débat public. Elle accentue les problématiques structurelles déjà apparentes depuis plusieurs années. Cette crise a révélé, en creux, les défauts de localisation et de conception de nombreux logements construits au cours des récentes décennies. Fallait-il encore poser la question à ceux qui sont les plus concernés, mais souvent les moins concertés, les habitants. L’époque et ses vecteurs technologiques nous apprennent aussi que ces derniers sont désireux de prendre la parole.

Après un an de pandémie, les attentes des habitants des villes ont évolué, exacerbées par les confinements et par le télétravail. Elles questionnent la qualité de l’habitat (exiguïté des logements, manque d’espace extérieur, de végétalisation, environnement et services de proximité) mais aussi la densité urbaine (regain d’intérêt pour les petites villes et villes moyennes). Mal perçue de longue date, la densité est, malgré certaines vertus, devenue un frein à toute forme de construction. Cela se traduit par des évolutions majeures du marché de l’immobilier : baisse des prix parisiens, forte demande de maisons avec jardin en Ile de France, renouveau du marché dans les petites villes….

Le logement a pour lui d’adresser un grand nombre de sujets que la situation sanitaire et économique a rendus plus douloureux encore dont le pouvoir d’achat des habitants qui y consacrent jusqu’à 20 à 30 % de leurs revenus, parfois bien davantage, mais aussi la baisse de la construction de logements neufs qui a un impact direct sur l’emploi. Il joue également un rôle essentiel dans le système redistributif français. Pour ces raisons, il se doit d’être au cœur des politiques de sortie de crise.

Dans un contexte de bouleversements majeurs où dettes publiques et privées atteignent des sommets, une certitude demeure. Bien que le logement dépende beaucoup des équilibres macroéconomiques européens, et bien que les politiques publiques doivent impérativement être adaptées aux territoires et à des marchés locaux très morcelés, l’Etat conserve encore les principaux leviers d’action. Le secteur a un poids économique significatif : il représente 20 % du PIB et rapporte près de 80 Md€ de recettes fiscales. Les nécessités environnementales et climatiques sont un enjeu stratégique majeur : la construction de logements ajoutée aux déplacements domicile-travail constitue l’une des premières sources d’émissions de carbone et de gaz à effet de serre. L’évolution de l’empreinte carbone du secteur du logement repose notamment sur une gestion des filières à l’échelle nationale. Basculer vers une consommation de ressources renouvelables et plus locales, limiter l ‘empreinte carbone de la construction comme de la réhabilitation demande en effet une stratégie et un appui national. L’aménagement du territoire et les réflexions sur l’artificialisation des sols ancrent les relations avec les élus locaux, de même que la lutte à mener contre les inégalités territoriales et « l’archipelisation » de la société. Cela appelle notamment une régulation de l’Etat pour coordonner l’ensemble des acteurs.

Les Entretiens du 27 août 2021 ont pour objectif à 8 mois de l’élection présidentielle d’approfondir la réflexion afin inviter les candidats-tes à venir débattre, avec l’ambition que la question de l’habitat, ce sujet au cœur de la qualité de vie de nos concitoyens, soit pour la première fois central dans les propositions politiques, dans un contexte où le premier parti de France est l’abstention.

A partir d’un bilan des impacts de la pandémie et des nouvelles attentes des habitants, les débats de la matinée seront consacrés à l’état de la réflexion sur les enjeux futurs en matière de qualité de l’habitat et d’amélioration de la production en quantité et en qualité tout en intégrant la réalité économique et les enjeux environnementaux. Elle abordera également l’impact de l’habitat sur les fractures territoriales et sociétales.

Les candidats-tes à la Présidence de la République débattront l’après-midi à partir des questions et propositions issues des réflexions de la matinée et des interpellations des responsables professionnels des divers secteurs de l’habitat.

Inscription obligatoire : https://forms.gle/wCdehs9wdcYAmBKt6

Les Entretiens d’Inxauseta : vendredi 28 août à Bunus

«Imaginons une politique de l’habitat ambitieuse, juste et écoresponsable»

Le déclenchement de la crise sanitaire du Covid-19 et la récession économique de grande ampleur qu’elle a provoquée vont fortement impacter le secteur du logement et de l’habitat, dans la durée probablement. Avec la chute de la construction sociale et privée, l’effondrement des marchés de la transaction et la destruction d’une partie de l’appareil de production, les déséquilibres quantitatifs ne vont que s’aggraver.

Les Entretiens d’Inxauseta proposent cette année de travailler sur ce que devra être une politique du logement et de l’habitat ambitieuse, juste, solidaire, et écoresponsable au service des citoyens et de la société. Il ne peut s’agir de simples réflexions, il s’agit de participer à la reconstruction d’une véritable stratégie claire, transparente, acceptée et appropriée … et qui soit dotée des moyens nécessaires pour réussir.

Trois aspects particuliers qui participent à la mutation des modes et des habitudes de vies et qui ont fait émerger de nouvelles difficultés et de nouveaux défis, mais qui devraient s’imposer à toute action publique soucieuse de la solidarité et de la qualité de vie seront abordés dès le matin :

  • la lutte contre l’artificialisation des sols peut-elle se faire au détriment du développement des territoires ? Et est-ce que des enjeux écologiques et environnementaux justifient vraiment un empilement de normes et de contraintes qui renchérissent le coût du logement et en réduisent l’accès aux ménages les moins aisés ?
  • la limite des capacités financières des ménages pour se loger n’a-t-elle pas été dessinée par le jeu de trois évolutions : la politique salariale , l’érosion des aides publiques et l’accroissement du coût du logement dans des espaces dominés par la rareté de l’offre ? Et faut-il privilégier des territoires sur d’autres, des catégories sociales sur d’autres au nom d’un projet de développement pas toujours accepté et partagé ?
  • l’égalité des territoires n’impose-t-elle pas de redéfinir une stratégie d’aménagement du territoire ? Et ne faut-il pas assurer à tous et à chacun un accès équivalent aux services médicaux, administratifs, sociaux, … en préservant un cadre de vie écoresponsable, certes, mais aussi une égalité d’accès aux transports et à la sécurité ?

Puis, l’après-midi permettra de recueillir les réactions et les diagnostics des principaux responsables professionnels et financiers qui seront impliqués dans la mise en oeuvre de la politique du logement que tous et chacun pourraient appeler de leurs voeux. Pour enfin donner la parole à celles et ceux qui font les Lois de la République et qui réfléchissent aujourd’hui sur ce que voudra dire « se loger et habiter » dans la France de demain.

Les actes des Entretiens 2020

Les films des Entretiens 2020

Les interviews filmées 2020

Programme des Entretiens d’Inxauseta 2020

etiens d’Inxauseta : Bunus, 28 aoû

Les Entretiens d’Inxauseta 2019: « Construire aujourd’hui, être réélu demain » 

Les Entretiens d’Inxauseta ont proposé cette année, à quelques mois des élections municipales, d’explorer les raisons qui ont conduit à prendre pour acquis qu’un « maire bâtisseur est un maire battu ». En effet, depuis 1977, la formule rendue célèbre par l’ancien maire de Créteil (« J’étais un maire bâtisseur, me voilà un maire battu ») est régulièrement invoquée afin d’expliquer le retour d’une mauvaise conjoncture dans le secteur de la construction. Pourtant, si le maire est bien celui ou celle, dont le projet va façonner la ville ou le village de demain, il ne peut pas forcément être tenu pour responsable des réorientations de la politique du logement.

Car dans les faits, les maires bâtisseurs sont nombreux, très nombreux surtout si on se rappelle que construire, c’est aussi « reconstruire la ville sur la ville ». Tous ces maires arrivent presque tou- jours à se faire réélire en construisant, en mettant l’accent sur la rénovation urbaine ou en restruc- turant les centres villes, en facilitant l’installation de nouveaux ménages et de nouvelles activités nécessaires pour accroître le dynamisme et l’attractivité de leur commune … aussi bien dans les grandes agglomérations que dans de petites communes rurales.

Mais comme les mauvaises idées ont souvent la peau dure, il nous a semblé nécessaire de revenir sur cette vieille malédiction. Et quoi de mieux pour cela que de donner la parole à celles et ceux qui construisent, qui reconstruisent la ville sur la ville, qui ont pour ambition et n’ont de cesse que d’améliorer la vie et le confort de leurs administrés et qui font fi de l’adage. L’exposé de leur ambition et de leurs projets, enracinés dans un temps qui excède presque toujours celui de leur mandature, permettra de brosser le décor. Puis viendra le temps de l’analyse et de l’évaluation, certainement nécessaires pour savoir si aujourd’hui et demain, les maires constructeurs seront toujours présents et nombreux pour participer à la lutte contre l’insuffisance de l’offre de logements.

Retrouvez :

Les Actes des Entretiens 2019

Les films des Entretiens 2019

Les interviews filmées

Le programme

Les Entretiens d’Inxauseta 2018  : « Faut-il encore aider le logement en France ? »

Avec les décisions d’économie budgétaire prises dans le cadre de la Loi de Finances pour 2018, puis avec la présentation du projet de Loi ELAN, la question du rôle et de la place des aides au logement (PTZ, dispositif Pinel, aides personnelles, construction locative sociale, rénovation énergétique) dans la société française a été de nouveau posée. Le questionnement est fréquent depuis le milieu des années 70. Il est d’ailleurs couramment admis qu’en dépit de leur coût budgétaire et d’un poids excessif par comparaison avec ce qui se constate ailleurs, parmi les Etats membres de l’Union Européenne, les aides au logement auraient démontré leur inefficacité.

Pour autant, les études et les rapports de l’administration que se sont succédées au cours des 40 dernières années afin de montrer l’inefficacité économique et sociale des dispositifs d’aides n’ont que rarement réussi à convaincre, au-delà de leurs auteurs et de leurs commanditaires.

Les Entretiens d’Inxauseta ont donc proposé, cette année, de réfléchir sur l’utilité, l’efficacité et les éventuelles pistes de renouveau, d’amélioration ou de transformation des principaux dispositifs d’aides au logement.

Retrouvez :

Les Actes des Entretiens 2018

Les films des Entretiens 2018

Les interviews filmées

Le programme

Les Entretiens d’Inxauseta 2017: « Les oubliés du logement »

Les Entretiens d’Inxauseta du 25 août 2017 ont abordé trois questions essentielles de l’équilibre des territoires et de la qualité de vie des habitants, notamment les plus fragiles.

  • Le logement des personnes handicapées
  • Le logement des étudiants et des jeunes travailleurs
  • Le logement des personnes précaires et défavorisées

Retrouvez :

Les films des tables rondes

Les interviews filmées des intervenants

Les réactions à chaud

Les actes

Les Entretiens d’Inxauseta 2016: « Logement, travail, préservation des ressources, quel projet? »

L’édition 2016 des Entretiens d’Inxauseta a eu pour objectif, dans la période pré-électorale qui s’ouvrait d’interpeller les candidat(e)s à la Présidence de la République ou aux primaires sur trois grands enjeux sociétaux à partir des analyses et propositions de spécialistes et acteurs de la société civile :

  • Les enjeux de logement pour le prochain quinquenat – Quels projets, quelles propositions ?
  • Comment travaillerons-nous demain ? Sous quels statuts ? Avec quelles protections ?
  • Comment concilier le impératifs écologiques et les besoins économiques et sociaux ?

Retrouvez :

Les films des tables rondes

Les interviews filmées des intervenants

Les Actes des entretien 2017